Refonder l'espace public extraits

Refonder l'espace public extraits

Le déchet, c’est un peu comme l’impôt en France, on a longtemps imaginé au jour le jour des solutions purement contingentes et matérielles pour résoudre de façon pérenne une question foncièrement politique.


Nos sociétés démocratiques reposent donc sur ce postulat que l’état de nature précède l’état politique. Ainsi l’état politique ignore-t-il l’état – théorique – de nature, dont il procède, mais qui n’entre pas dans son champ.

Le déchet, c’est un espace occupé sur mer et sur terre et c’est une pollution. Considérons-le dans l’espace public, dans le champ politique et économique et non plus comme un rebut balancé dans l’infini spatial et temporel. Le champ politique, c’est dorénavant le respect et la considération des générations futures.


Nous ne vivons pas tant dans un « environnement » immédiat que dans le monde des représentations que l’on s’en fait. Nous ne vivons pas tant dans la nature, ni tant à la ville, ni tant à la campagne, ni tant à la mer, ni tant sur la côte, qu’au sein du monde de leurs représentations et de leurs reproductions et de leurs sociétés.


Le propre de la création, ce qui fait l’oeuvre, et la distingue du commerce, c’est d’être la part d’une essence humaine, le fruit d’un esprit libre.


L’art et son droit ignorent le progrès, matériel, matérialiste. Ils sont amoraux : l’on ne juge pas du genre, de la forme, du mérite, ou de la destination d’une oeuvre. Les hommes et leurs esprits évoluent ; c’est tout.